13 juin 2006

[Divers - Réflexion] Sport et Intelligence Economique

 
Roland-Garros vient de se terminer et a couronné de superbes vainqueurs, Raphael Nadal et Justine Henninn-Hardenne. Je ne suis pas particulièrement amateur de tennis, mais comme tout le monde, je me tiens au courant et je regarde les journaux télévisés.
Cette année, j'ai été frappé par la fréquence des commentaires qui faisaient référence à la connaissance du jeu des adversaires. On a donc eu de nombreux commentaires du genre:
- je connais bien mon adversaire, son jeu ne devrait pas présenter de surprises
- je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de voir jouer mon adversaire, j'étais sur le court en même temps que lui
- j'ai suivi l'évolution du jeu de mon adversaire, ces derniers mois, il a nettement amélioré son service
- Dupont a mis Durant en diffculté, je vais analyser son jeu afin de comprendre comment je pourrais battre Durant...
Cela m'a fait penser au monde du football, dont je ne suis pas particulièrement fan, non plus, mais qui prend actuellement la place du tennis, en haut de l'affiche. De ce monde-là, on entend souvent les messages suivants:
- nous avons envoyé des "scouts" pour voir comment jouait notre futur adversaire
- nous avons identifié de nouveaux jeunes qui pourraient être le futur de notre club
- le dernier entrainement de l'équipe se fera à huis-clos et la composition de l'équipe ne sera dévoilée qu'au dernier moment
- nous avons été voir tel club, afin de comprendre comment ils ont mis en place telle stratégie économique...
On devrait appemer ces attitudes d'intelligence sportive, mais cela ressemble furieusement à de l'intelligence économique. Si tous sportifs, professionnels ou amateurs, gagnent à connaître leurs adversaires, pourquoi en irait-il autrement pour les acteurs économiques?